Atelier Training Préparatoire du Forum du 1er Emploi 13éme Edition Discours de Monsieur Mbagnick Diop Président du MEDS

Atelier Training Préparatoire du Forum du 1er Emploi 13éme Edition Discours de Monsieur Mbagnick Diop Président du MEDS
  • Monsieur le Ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction Citoyenne,
  • Monsieur le Directeur de Cabinet du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche,
  • Monsieur Directeur du Centre National d’Orientation Scolaire et Professionnelle,
  • Mesdames, Messieurs les Président d’Organisation Patronales et Professionnelles,
  • Mesdames, Messieurs les Chef d’entreprises du MEDS,
  • Mesdames, Messieurs les Directeurs Nationaux et Généraux,
  • Chers Invités,
  • Chers Jeunes Compatriotes et postulants à cette 13e Edition du Forum de l’Emploi,

L’atelier training préparatoire du Forum du 1er Emploi est un des moments les plus importants pour le MEDS. Moment important non pas pour nos propres opportunités d’affaires, mais moment important pour le rôle d’organisation citoyenne que nous jouons depuis longtemps. Parce qu’avant d’être une organisation patronale, le MEDS est une organisation citoyenne, au service de notre pays.

 

Nous voici réunis pour la 13ème édition de l’Atelier Training placé sous l’égide du Mouvement des Entreprises du Sénégal (MEDS) et qui est, faut-il le souligner avec force, l’antichambre du Forum du 1er Emploi dont l’organisation mobilise déjà toutes nos énergies, Forum prévu les 02 et 03 mars 2015 au King Fahd Palace Hôtel.

 

 

L’objectif poursuivi de l’Atelier Training est de mettre à la disposition des Jeunes l’information et les outils dont ils ont besoin pour faire face aux turbulences des marchés, aux aléas de l’emploi et aux incertitudes de la conjoncture.

La question de l’emploi est majeure. Tout autant est la problématique du chômage. Par le travail l’homme s’accomplit. Mais faute de moyens pour se réaliser, il peut advenir le cas extrême : l’avilissement. Cette perspective hante tout le monde puisqu’elle contient les germes de l’instabilité.

« Il faut mettre des mots sur les maux pour assumer le futur », disait N. Mandela. L’icône de l’Afrique voyait juste en estimant que l’on ne pouvait construire que sur la vérité. Et bien cette vérité, nous la devons, nous adultes, aux jeunes générations qui affrontent un monde impitoyable, cerné de toutes parts par d’énormes difficultés.

J’ai parcouru le pays ; je le connais donc. Laissez-moi vous dire combien ce pays est riche de ressources et d’opportunités. Nos enfants seraient-ils condamnés à vivre moins bien que nous ? Cela ne nous honorerait pas. Loin s’en faut. Si nous ne faisons rien pour arrêter ce lent mais pernicieux processus de recul, il va nous hanter durablement. Et nous n’en serons pas fiers, je veux dire nous adultes.

Notre mission est de nous préparer à transmettre le relais dans de bonnes conditions à des générations chargées elles aussi de transmettre, le moment venu ce même relais à d’autres générations dans des conditions tout aussi bonnes. Ainsi va la vie !

Chaque poignée de mains échangée avec un jeune est pour moi une interpellation, une attente. Mon devoir, après avoir dit ma part de vérité, c’est de donner plus d’éclat à l’affirmation des talents sommeillant en chaque jeune et lui  donner l’opportunité de se découvrir, de s’affirmer et de se valoriser.

En balayant du regard cette salle, je croise des regards. Toutes sortes de regards du reste,  exprimant : l’angoisse, la perplexité, la candeur, l’énergie, la fougue, la jeunesse, la sagesse, l’audace, la témérité et même l’anxiété chez certains parents. N’est-ce pas ! Mais, car il y a un mais, jamais la résignation ne se lit sur ces visages ! Fort heureusement d’ailleurs !

En cela,  Mesdames, Messieurs, chers parents, chers invités,

Je suis soulagé, parce que ces regards témoignent de la volonté de dépassement en opposition à l’immobilisme rédhibitoire qui serait signe d’abandon de soi ou de découragement.

« Toutes les choses qui rendent heureux, comme facteurs de bonheur, procèdent d’une souffrance ».

Je voulais, à cette fin, partager avec vous l’optimisme de volonté qu’affiche en toutes circonstances le MEDS qui ambitionne simplement d’être un acteur majeur du pilotage de l’économie de demain.

Notre pays accumule certes des difficultés mais recèle des atouts indéniables. Les emplois de demain se préparent aujourd’hui. La fragilité des perspectives économiques n’est nullement un frein à l’examen des facteurs de relance malgré l’absence de reprise franche de la croissance.

L’économie sénégalaise repose sur un circuit de financement qui passe plus par les banques que par les marchés, même si ces derniers s’affirment de plus en plus comme une alternative crédible.

Le MEDS, fort de ce constat, considère que le meilleur moyen de redonner du souffle à notre économie est de modifier en profondeur son environnement. L’objectif est à terme de disposer de leviers financiers à effet immédiat pour permettre à notre système de production de biens et services de retrouver un profil robuste.

La bataille pour l’emploi ou contre le chômage -c’est selon- exige du temps, alors que l’impatience gouverne le mode de fonctionnement des jeunes. Comment, dès lors, concilier ces deux attitudes  que tout semble opposer à première vue ?

Dans le fond, nous aspirons tous au même avenir. Mais chacun de nous en a sa propre perception fondée sur sa singularité, sa trajectoire ou son parcours. Je mesure de ce fait la fierté de m’adresser à cette couche de la société en quête d’avenir. Et j’ai pleinement conscience du devenir qui se fait tant désirer.

Au MEDS, nous prenons notre place entière dans le projet ambitieux de changer de destin pour notre pays. Nous devrions même nous situer à cette hauteur en nous en montrant dignes pour mériter l’écoute et la compréhension de nos compatriotes. La tâche est grandiose assurément.

Mais notre organisation patronale, pour autant qu’elle soit active dans le processus de transformation, décline néanmoins l’idée de tout procéder de son seul raisonnement, affichant la volonté de s’en ouvrir à toutes les intelligences du pays, et Dieu sait qu’il en est doté à profusion.

Mesdames, Messieurs,

Chers parents et Chers invités,

Il n’y a pas de temps à perdre face à une jeunesse qui doute de l’avenir. Il nous faut faire avancer le Sénégal et dissiper les malentendus pour éclairer la voie des jeunes. C’est le pari du MEDS à travers cet Atelier Training, qui grandit. C’est rassurant, parce que notre réussite en dépend.

Très souvent les jeunes diplômés quittent le monde de l’enseignement et de la formation  bardés de certitudes. Mais ils sont assez peu outillés pour « affronter » le monde réel de l’économie, des entreprises.  L’Atelier Training leur sert de pont pour enjamber le fossé, se départir de leur fantasme et découvrir le monde « tel qu’il est !»

Un jeune qui s’informe, se pré positionne à jouer les premiers rôles. Car celui-là qui détient l’information possède une parcelle de pouvoir. Il est acteur.  Et non spectateur.

L’Atelier Training véhicule des valeurs essentielles mais basiques : l’écoute, la proximité. Il enracine le lien social comme un socle relationnel dans le processus de « Be to Be »et développe un support dédié d’assistance, de conseil et d’orientation fort apprécié des jeunes requérants.

Comme réceptacle, l’Atelier Training offre aux diplômés des outils « psychologiques » de résilience pour aborder le « rouleau compresseur » des entretiens d’embauche tant redoutés par les candidats. Passer d’un univers à un autre exige une dose de pédagogie qui ne s’acquiert que par le biais d’initiatives similaires à celle que pilote le MEDS à travers sa Fondation sociale.

Conçu comme une plateforme de concertation et de dialogue, l’Atelier Training initie les chercheurs d’emplois qualifiés à un certain nombre d’invariants, à savoir :

    • la rédaction correcte d’un CV (fond et forme)
    • Rédiger une lettre de motivation de qualité, du point de vue du fond aussi de la  forme
    • l’assurance d’offrir un service
    • la conviction à se faire de ne pas se considérer comme quémandeur de poste
    • l’affirmation de sa personnalité
    • la gestion du stress pré-entretien
    • le développement de son potentiel de confiance en soi
    • l’expression achevée de la confiance en soi
    • les atouts pour « se vendre » face à un recruteur chevronné
    • de tout simplement donner envie à un recruteur potentiel de vous délivrer ce fameux passeport qui permet de s’émanciper.

La nomenclature de préceptes, loin d’être exhaustive, fournit aux jeunes diplômés des rudiments testés et éprouvés pour amorcer cette étape qui est la meilleure façon, pour eux, de construire leurs parcours professionnels en guise de réponse aux demandes du marché.

Instruit par l’expérience et nanti d’une observation attentive des forces en mouvement, Le MEDS a, dès sa création, inscrit au rang de priorité économique et sociale, la lutte contre le sous-emploi et le chômage des jeunes en instituant le Forum du 1er Emploi qui se bonifie au fil des ans et engrange un franc succès si l’on en juge par la multiplication des points de contacts entre les demandes et les offres d’emplois.

D’après nos monitorings et les échos qui nous parviennent, ces rencontres entre demandeurs d’emplois et recruteurs ou chefs d’entreprises constituent un baromètre des tendances lourdes des profils recherchés et des impératifs d’ajustements des formations en adéquation avec les besoins de marché.

  • L’auto-entreprenariat c’est d’abord la découverte de soi. Rappelez-vous cette maxime : « connais-toi, toi-même ! »  Nul ne se connaît s’il n’entreprend de s’éprouver.
  • L’auto-entreprenariat c’est ensuite une mise en perspective de sa valeur intrinsèque. En vous mettant à votre propre compte, vous vous assumez et vous réglez définitivement la question de la dépendance. Se prendre en charge c’est plus d’autonomie. Donc moins d’assujettissement aux aléas et aux humeurs de ceux sans qui vous n’êtes pas vous-mêmes.
  • L’auto-entrepreneur c’est encore une chance lorsque vous vous réunissez à plusieurs autour d’un projet commun. S’il réussit, vous l’inscrivez dans l’histoire. Les Joies et les peines de la conquête de parts de marché, l’enthousiasme et l’audace de bousculer des positions pour pouvoir vous établir, vous installer et au finish gagner, vous habitent et façonnent durablement votre esprit d’entrepreneur.
  • L’auto-entreprenariat c’est une belle promesse ! Les adultes rêvent de laisser à leurs enfants un monde meilleur, tandis que les jeunes rêvent de vivre mieux. Entre ces deux rêves, point de choc de civilisation ! En vérité derrière ces deux volontés se cachent une commune aspiration à dissiper les malentendus.

Le MEDS, comme à son habitude, se veut médiateur et trait d’union pour réaliser cette promesse. Cette Belle promesse…

Rien n’est facile de nos jours. Plus rien ne vous sera donné de bonne grâce. C’est à vous d’arracher les moyens de votre affirmation. Restez vous-mêmes : authentiques, audacieux, téméraires, généreux et attachés aux valeurs de votre pays dont vous devez maintenir haut le mât pour que brille aux cimaises notre flambeau. Les pays qui avancent sont ceux qui jouent collectif.

Mutualisez vos efforts et densifiez  vos réseaux pour maîtriser votre marché, son environnement et les marges qui en découleraient. Bref vous allez vous exercer à piloter vos business selon une gouvernance vertueuse.

Le chômage qui persiste dans notre pays entraîne au plan économique une perte d’autonomie et favorise la précarité. Les chiffrent parlent d’eux-mêmes : la crise de l’emploi affecte depuis 2000 les jeunes, les diplômés et surtout les femmes. Le pays compte près de 500 000 sans travail, donc des chômeurs.

En effet, le SENEGAL est, comme vous le savez, confronté de façon durable à une crise de l’emploi touchant particulièrement les jeunes. Il est important de s’arrêter sur deux chiffres qui illustrent bien nos préoccupations :

  • En 2013 le taux de chômage a été estimé à 25,7 % par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (pour vous donner une référence je vous rappelle que le Maroc est à 10 %).
  • Surtout l’Agence estime que neuf chômeurs sur dix  sont des primo demandeurs d’emploi soit 92,9%.

Nous ne pouvons qu’encourager le gouvernement dans ses multiples actions pour la lutte contre le chômage. Le plan du Sénégal Emergent en visant la création d’emplois durables et une meilleure gestion du marché du travail apporte une source d’espoir.

N’oublions toutefois pas que le défi devient chaque jour de plus en plus difficile à relever. Du fait de l’évolution démographique, il est estimé à 200 000 le nombre de nouveaux emplois que l’économie sénégalaise devrait générer chaque année juste pour absorber les nouveaux arrivants sur le marché du travail.

La promotion de l’auto-entreprenariat des jeunes par la valorisation des compétences, la mise en place de mesures incitatives pour favoriser l’investissement, la création d’emplois dans le secteur privé et les chantiers publics, la promotion d’une société des TIC, figurent parmi les stratégies envisagées. Dans tous les cas, il s’agira de mettre en œuvre et de manière urgente des mesures efficaces et appropriées pour faire face à nos contraintes structurelles en matière de création d’emplois.

Ainsi, comme je le disais au début de mon discours, le MEDS, dès sa création, a inscrit au rang de priorité économique et sociale, la lutte contre le sous – emploi et le chômage des jeunes en instituant le Forum du 1er Emploi qui, chaque année, deux (2) jours durant, joue un rôle citoyen en facilitant sur le marché de l’emploi la rencontre entre l’offre et la demande.

Nous donnons aux demandeurs d’emploi la possibilité de rencontrer des recruteurs, des chefs d’entreprises, des managers qui peuvent leur offrir une chance, celle du premier contrat de travail ou de stage, celle qui est si déterminante pour l’avenir professionnel.

Le Forum se veut aussi un cadre interactif d’échanges et de rencontres avec des ateliers thématiques animés par les meilleurs experts et universitaires des secteurs de la formation, de l’insertion, de l’auto entrepreneuriat. Nous espérons ainsi à côté des actions concrètes de mise en relation avec les employeurs nourrir cette réflexion tant nécessaire sur notre devenir commun.

En douze (12) éditions, le Forum du 1er Emploi a permis à plusieurs milliers de jeunes de briser le cercle du chômage et de l’oisiveté, qui dit on est mère de tous les vices, pour un cercle vertueux d’actions, de liberté et de création de richesse.

Notre plus grande satisfaction en tant qu’organisation patronale est de faire en sorte que soit attribué à nos plus jeunes un passeport pour un avenir meilleur. C’est ce passeport qui véritablement ouvre les frontières des possibles, permet de voyager dans les cieux du perfectionnement et tout simplement de s’émanciper !  de retrouver dignité et place dans la Société.

L’Etat, de son côté, n’a ménagé aucun effort pour appuyer nos diverses initiatives. Son engagement et son soutien ne nous ont jamais fait défaut.

La présence dans cette salle du Ministre de la Jeunesse, du Directeur de Cabinet du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, du Directeur du Centre National d’Orientation Scolaire et Professionnelle témoigne de l’intérêt que le Chef de l’Etat et le gouvernement accordent à cette initiative. Remerciement appuyé à notre frère et ami Monsieur Mame Mbaye NIANG – Ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction Citoyenne qui malgré un emploi du temps très chargé a tenue à venir présider la cérémonie officielle d’ouverture de l’Atelier Training en délivrant un discours d’espoir et d’encouragement à vous jeunes présents dans la salle.

Monsieur le Ministre merci.

Pour conclure sur ce chapitre, je voudrais ici remercier le Gouvernement et demander aux autorités présentes, de bien vouloir témoigner au Président de la République et au Premier Ministre de toute notre gratitude et notre reconnaissance

Quand il n’y a pas de croissance, il n’y a pas de création suffisante d’emplois pour résorber le chômage.

A ce propos, on me demande souvent, au gré de mes rencontres, comment allez-vous faire pour convaincre les jeunes diplômés d’investir l’auto-entreprenariat? Ma réponse est aussi simple que l’interrogation qui l’inspire : prêcher par l’exemple en soulignant le flux de jeunes promoteurs qui intègrent le MEDS.

A l’épreuve de la réalité, nombre de jeunes diplômés s’aperçoivent que la seule issue est justement la création d’entreprise qui est par essence une voie de création d’emploi, c’est à dire de richesse. C’est encourageant. Nous allons, pour accentuer la tendance, favoriser des rencontres intergénérationnelles et en tant que plateforme, cela permettra aux requérants de faire tomber les barrières, d’échanger et de se comprendre puisqu’ils sauront se parler. Cette approche sera un bon levier pour convaincre.

Il y a urgence à préparer, sans délai, l’avenir de notre pays. Cette fois non plus sur la base d’une vision incantatoire, donc chimérique, mais appuyée sur une analyse concrète. Cela suppose toutefois un état d’esprit.  Car la jeunesse est une chance !

Enfin pour terminer, je voudrais lancer un appel aux jeunes présents dans cette salle pour leur dire : Votre avenir peut se jouer ici et maintenant. Il vous revient de bien suivre et assimiler les enseignements qui vous seront délivrés ce matin. Ces enseignements vous seront utiles pour réussir le prochain Forum de l’Emploi mais aussi utiles pour vos recherches d’emploi en général.

La jeunesse c’est l’Age du possible, faisant en sorte, tous ensemble, fraternellement et « sénégalaisement » que le possible devienne réalité. L’avenir vous appartient, vous êtes l’espoir de toute une nation. Que Dieu vous garde.

Je vous remercie de votre aimable attention.

MEDS

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