IDE: Les craintes du secteur privé

IDE: Les craintes du secteur privé

Le secteur privé national tire la sonnette d’alarme sur la baisse des investissements directs étrangers en Afrique.

Les investissements directs étrangers (IDE) sont en chute libre. Et cela, depuis deux ans. Notamment en Afrique. Le président du MEDS, qui tire la sonnette d’alarme, souligne que les IDE sont passés de 1810 milliards en 2016 à 15 milliards de dollars à 2017.

Le continent africain est le plus durement touché. «Malgré les bonnes perspectives de reprises pour 2018 de la CNUCED, l’Afrique n’est pas en reste, puisque le taux de rendement a chuté de 6,3%  en 2017, contre 12,3% en 2012», indique Monsieur Mbagnick Diop.

Ce recul, révèle-t-il, s’explique en partie par l’effondrement des prix des matières premières durant cette période. Seules les économies diversifiées tirent leur épingle du jeu. «Les IDE vers les pays en développement se sont établis en légère hausse (2%) à 653 milliards de dollars », a-t-il noté.

Rappelant au Premier ministre que depuis plus de quinze ans, le Comité scientifique du MEDS ne cesse d’attirer l’attention des entreprises et gouvernants, sur la rupture et le passage d’une économie matérielle (basée sur la production de biens, des matières premières, etc.) vers une économie immatérielle basée sur les innovations, connaissances, la digitalisation, le numérique, l’intelligence artificielle, etc.)

A l’en croire, une nouvelle cartographie des investissements est en train de se dessiner et trouve son refuge actuellement en Asie, avec une hausse de 2% des IDE, représentant plus de 655 milliards. Comment s’adapter à cette nouvelle donne mondiale de l’économie ?

La recette du  MEDS est dans la thématique de la présente édition des Assises économiques du MEDS dans le contexte de finalisation de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent.

Pour Mbagnick Diop, la thématique est d’autant plus pertinente que l’économie mondiale, et particulièrement africaine, est marquée par de meilleures perspectives de croissance, avec de nouvelles stratégies d’investissements de financements alternatifs, innovants et diversifiés.

Lesquelles, précise-t-il, pourront mieux accompagner le financement des investissements durables de notre économie.  «Ce sont les nouveaux enjeux que nous proposons de traiter à l’occasion de cette 18ème Session des Assises économiques, dont la tenue régulière, avec la participation des plus hautes autorités du pays, témoigne des excellentes relations de collaborations durables, qu’entretiennent en bonne intelligence, le MEDS et le gouvernement du Sénégal », se réjouit-il.

M. Diop ne terminera pas son discours sans rendre un hommage appuyé au Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne. Ce, d’abord pour sa « disponibilité » et son « engagement constant» auprès du secteur privé, puis pour ses qualités.

« Vous êtes un homme d’écoute et de consensus. Technocrate pur et dur, vous l’êtes aussi, mais un homme politique affable et redoutable. Depuis plus d’une décennie, vous avez réussi en virtuose et en maestro à défendre et promouvoir la vision du chef de l’Etat Macky Sall », dira-t-il.

M. BA

MEDS

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