Discour du Premier Ministre

  • Mesdames, Messieurs les Ministres
  • Monsieur le Président du Mouvement des Entreprises du Sénégal (MEDS)
  • Mesdames, Messieurs les Représentants des Corps diplomatiques et des Institutions internationales
  • Mesdames, Messieurs les Présidents des Organisations Professionnelles et Patronales
  • Mesdames, Messieurs les Directeurs Généraux et Directeurs Nationaux
  • Mesdames, Messieurs les Chefs d’Entreprises
  • Mesdames, Messieurs les Membres du MEDS
  • Chers Invités,

C’est toujours avec un plaisir renouvelé que je réponds à vos invitations pour présider les manifestations du Mouvement des Entreprises du Sénégal (MEDS).

Mon plaisir, aujourd’hui, est d’autant plus grand qu’il s’agit de vos assises économiques qui constituent un moment important du MEDS.

Mesdames, Messieurs

Le thème de cette année «  enjeux de l’intégration: quelles perspectives pour l’entreprise sénégalaise ? » constitue une question d’actualité qui interpelle tous les acteurs de l’économie, pouvoirs publics comme secteur privé national.

Le thème choisi est d’autant plus pertinent que, de nos jours, partout dans le monde, les pays se constituent en grands ensembles économiques pour accroître leurs chances,  consolider leurs atouts, exploiter leurs avantages comparatifs en vue de faire face à l’ouverture désormais irréversible des marchés, à la globalisation du capital et à la compétition internationale.

C’est précisément pour ces raisons que les dirigeants politiques africains, pour combler nos faiblesses et déjouer le piège de l’étroitesse de nos marchés nationaux, ont créé, partout dans notre continent, des unions et communautés économiques et monétaires.

Parmi celles – ci, vous me permettrez de citer :

  • la Communauté Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA)
  • l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA)
  • la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (la CEMAC)
  • la South African Development Community (SADC)
  • l’Union du Maghreb Arabe (UMA).

Tous ces regroupements ont été mis en place pour promouvoir l’intégration économique progressive de nos économies, condition indispensable à réaliser pour l’Afrique si nous voulons peser sur le commerce mondial  et les affaires internationales.

Mesdames, Messieurs

A cet égard, dans notre région Ouest Africaine, nous pouvons constater que la CEDEAO et l’UEMOA ont pris des initiatives hardies qui ont abouti à l’adoption de politiques communautaires dont la mise en œuvre favorisera l’intégration économique de nos Etats.

En particulier, nous pouvons signaler, dans ce cadre, la Politique Economique Communautaire, la Politique Industrielle Communautaire et la Politique Energétique Communautaire qui prévoit l’inter connexion des différents réseaux électriques de nos pays.

Différentes politiques tarifaires et fiscales ont également vu le jour.

Tout ceci pour dire, mesdames, messieurs, que le processus d’intégration de nos économies est bel et bien en marche dans notre zone et requiert pour chaque Gouvernement des mesures en vue de  restructurer  os économies, d’accompagner nos entreprises afin de leur permettre d’être compétitives et de gagner de nouveaux segments de marchés.

Pour sa part, le Gouvernement du Sénégal a mis en chantier un vaste programme de redéploiement économique dont l’objectif est de créer un environnement des affaires propices à l’investissement et à la promotion des PME/PMI.

C’est ainsi que sous l’impulsion du Chef de l’Etat, Maître Abdoulaye WADE, le Gouvernement a mis en place :

  • L ’Agence pour la Promotion des Investissements et l’Exécution des Grands Travaux (APIX) dont l’objectif est d’alléger les procédures de création d’entreprises et capter le maximum d’investissements.
  • l’ADEPME qui a pour mission la promotion et le développement, dans notre pays, d’un tissu dense de PME / PMI
  • l’APROSI qui a pour mission d’aménager les sites industriels et de faciliter, aux investisseurs, l’accès à la propriété foncière.
  • l’Asepex – Agence sénégalaise pour la promotion des Exportations.

Dans la même dynamique, le chef de l’Etat a institué le Conseil Présidentiel de l’Investissement (CPI) qui offre un cadre de concertation entre l’Etat, les partenaires au développement et les opérateurs économiques. Les décisions issues des sessions du  CPI ont permis de rendre notre environnement économique encore plus attrayant.

Par ailleurs nous avons mis en place , avec la coopération de l’Agence Française de Développement (AFD), un Bureau de Mise à Niveau dont le but est d’accompagner les PME / PMI afin d’élever leurs performances            et accroître leurs compétences.

Dans le même ordre d’idées, avec le concours de la Banque Mondiale, l’Etat vient de mettre en place un instrument financier nouveau, je veux parler du Fonds à Frais Partagés (PPIP).

Enfin, le Chef de l’Etat a décidé de ramener de 33% à 25% l’impôt sur les sociétés (IS).

Toutes ces mesures prises par l’Etat ont permis d’assainir notre économie, d’attirer les investissements et de « booster » la croissance.

Aujourd’hui, avec un taux de croissance moyen de 6%, des finances publiques assainies, notre économie occupe la première place de l’espace UEMOA.

Le Gouvernement poursuivra ses efforts et prendra d’autres initiatives pour consolider sa politique économique.

Nous continuerons sur cette voie car, le Gouvernement, soutient la conviction qu’un secteur privé fort et bien structuré constitue le moteur de la croissance économique.

L’expérience cumulée, ces dernières années, par les pays développés et ceux émergents, montre, à suffisance, que les PME/PMI constituent, partout, les principaux pourvoyeurs d’emplois et les vecteurs essentiels du développement et de la croissance.

Le rôle du secteur privé s’avère donc déterminant dans la réussite de la stratégie de croissance accélérée (SCA) définie par le Gouvernement et dans la lutte pour la réduction de la pauvreté, dans notre pays, que mènent les pouvoirs publics.

Mesdames, Messieurs

Il appartient maintenant aux opérateurs économiques de tirer profit des mesures adoptées par le Gouvernement et de couvrir leur part de chemin.

Pour cela,  vous devez faire preuve d’hardiesse, d’intuition et de culture entrepreneuriale. Vous devez vous engager à relever le défi de la production et de la qualité.

Je sais que mon appel sera entendu car j’ai décelé, en vous, la volonté d’entreprendre et le caractère de gagneur.

Déjà, la confiance rétablie et nos efforts communs comment à porter leurs fruits. En effet, grâce à l’engagement, de tous, notre économie enregistre, depuis années, des performances inédites qui l’ont propulsé en tête des économies de l’espace UEMOA. Notre Objectif est de projeter notre pays,   à l’horizon 2015, au rang des nations émergentes.

Maintenons les efforts et gardons le cap pour relever ce défi et gagner ce pari qui, bien qu’ambitieux, reste à notre portée.

Mesdames, Messieurs

Avant de terminer, je voudrais vous réaffirmer que l’Etat reste à vos côtés pour vous apporter son soutien afin que vous occupiez pleinement la place qui est la vôtre dans la l’économie nationale.

Notre appui ne vous fera pas défaut et notre engagement sera total au profit de l’entreprise.

Il me reste maintenant à féliciter le MEDS et son Président Mbagnick DIOP qui, de manière constante, font preuve d’imagination pour trouver des solutions  aux nombreux questionnements de notre économie. Le MEDS dont je suis les activités s’est positionné comme une organisation ayant une grande capacité d’anticipation et un formidable dynamisme.

L’esprit d’innovation du MEDS constitue un atout fort pour le secteur privé national et une raison de confiance pour nos Gouvernements.

Nous vous encourageons à poursuivre vos efforts qui constituent un gage du succès pour l’économie de notre pays.

Sur ces mots, je déclare ouvertes les Assises et la 7ème Assemblée Générale du Mouvement des Entreprises du Sénégal – MEDS.

Je vous remercie de votre attention

MEDS

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